Faut-il un permis spécial pour le convoyage d’utilitaires ?

by | May 19, 2025 | Blog Havigo

Le convoyage d’utilitaires, qu’il s’agisse de véhicules légers ou plus lourds, est une activité qui soulève souvent des questions sur les exigences en matière de permis de conduire. En 2025, avec l’évolution des réglementations en France, il est essentiel de bien comprendre les règles applicables pour exercer ce métier ou confier un véhicule à un professionnel.

Le type de permis nécessaire pour le convoyage d’utilitaires varie selon le véhicule et l’activité. Cet article, basé sur des informations récentes et des sources fiables, a pour but de déterminer si un permis spécial est requis. Les éléments cruciaux seront mis en évidence par des mots en gras et en italique pour faciliter la compréhension.

Les critères déterminant le type de permis requis

Pour savoir si un permis spécial est nécessaire pour le convoyage d’utilitaires, il est primordial de considérer le poids total autorisé en charge (PTAC) du véhicule. D’ailleurs, ce critère est central dans la réglementation française, comme le soulignent plusieurs sources récentes.

D’abord, pour les véhicules utilitaires légers (VUL) avec un PTAC ne dépassant pas 3,5 tonnes, un simple permis B suffit. Cela inclut la majorité des camionnettes et fourgonnettes utilisées pour des livraisons, des transports légers ou encore pour le transport sur plateau, selon les informations disponibles.

Sachez que ce permis permet de conduire ces véhicules sans formation supplémentaire, à condition qu’il soit valide et détenu depuis un certain temps. Souvent au moins deux ou trois ans pour des activités professionnelles comme le convoyage.

Cependant, si le PTAC de l’utilitaire dépasse 3,5 tonnes, un permis C1 devient nécessaire. Ce permis est spécifique aux véhicules de transport de marchandises de poids intermédiaire, comme le précisent certaines sources. 

Par ailleurs, pour le convoyage de poids lourds, ou pour des ensembles avec remorque dépassant un certain poids, des conditions supplémentaires s’appliquent. Celles-ci incluent notamment des limitations de vitesse et des exigences de PTAC pour la remorque.

En outre, pour les conducteurs ayant obtenu leur permis B avant une date spécifique (souvent avant 1999), des dérogations peuvent exister, leur permettant de conduire des utilitaires plus lourds sans permis C1, sous réserve de respecter certaines conditions. À titre indicatif, il est toujours prudent de vérifier ces dérogations auprès des autorités compétentes pour éviter toute infraction.

Les exigences supplémentaires pour le convoyage professionnel

Au-delà du type de permis, le convoyage d’utilitaires à titre professionnel peut impliquer des exigences supplémentaires, surtout si l’activité est exercée dans un cadre commercial ou international. Il faut savoir que ces règles visent à garantir la sécurité et la conformité.

Pour une activité de convoyage rémunérée, aucune certification spécifique ou carte professionnelle n’est explicitement requise pour les véhicules utilitaires légers (PTAC inférieur à 3,5 tonnes), comme le confirment plusieurs sources. 

Cependant, les clients ou plateformes de convoyage exigent souvent un casier judiciaire vierge, un permis sans malus récent et un âge minimum, généralement 21 ans, pour garantir la fiabilité du convoyeur.

En revanche, si le convoyage implique des utilitaires plus lourds ou des opérations internationales, des licences de transport peuvent être nécessaires. Par exemple, pour des VUL effectuant des transports hors de France, une licence communautaire avec mention spéciale est requise depuis des évolutions réglementaires récentes. 

De surcroît, à partir de 2026, les VUL de plus de 2,5 tonnes opérant en transport international ou en cabotage devront être équipés d’un tachygraphe, ce qui pourrait indirectement affecter les convoyeurs.

Formation et qualifications complémentaires

Bien qu’un permis spécial ne soit pas toujours obligatoire, des formations professionnelles comme le Titre Professionnel de Conducteur Livreur sur Véhicule Utilitaire Léger peuvent être un atout. 

Ces formations, accessibles à partir de 18 ans avec un permis B, permettent de développer des compétences en sécurité, gestion de tournée et manutention, comme indiqué dans des sources spécialisées. Par conséquent, elles renforcent la crédibilité et l’employabilité des convoyeurs.

Conditions spécifiques pour les entreprises

Pour les entreprises de convoyage ou de transport, une inscription au registre des transporteurs est obligatoire, même pour les VUL, avec des licences adaptées selon le PTAC du véhicule (licence de transport intérieur à mention limitée pour les VUL jusqu’à 3,5 tonnes). Cela ne concerne pas directement les auto-entrepreneurs convoyeurs, mais peut s’appliquer si l’activité évolue vers une structure plus formelle.

En 2025, le besoin d’un permis spécial pour le convoyage d’utilitaires en France dépend principalement du PTAC du véhicule. Un simple permis B suffit pour les VUL jusqu’à 3,5 tonnes, tandis qu’un permis C1 est requis au-delà de ce seuil, sauf dérogations spécifiques. 

D’ailleurs, aucune certification ou carte professionnelle n’est obligatoire pour les convoyeurs indépendants de véhicules légers. Malgré que des critères comme l’âge, l’expérience et un casier vierge sont souvent exigés par les clients. 

Par ailleurs, des formations complémentaires et des licences peuvent s’appliquer pour des activités internationales ou des structures d’entreprise. En suivant ces règles, vous assurez un convoyage légal et sécurisé.

Auteur

Chloe

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Publié le

May 19, 2025